Voici quelques réflexions qui précisent comment nous nous proposons de protéger le capital des investisseurs, et de rentabiliser leurs actions en minimisant les risques. Au cours de ce premier trimestre 2015, nous nous appuierons sur un certain nombre d’investissements thématiques.

Nous choisirons de nous appuyer sur les positions de trésorerie et les positions courtes variant entre 25-35%. En général, nous préférons les marchés boursiers, puisqu’ils ne sont pas aussi onéreux que les marchés obligataires et les obligations gouvernementales qui nous paraissent surévaluées. Comme en 2014, le marché boursier canadien sera moins performant que celui des États-Unis, mais il restera néanmoins très compétitif. Les meilleurs investissements se feront probablement à travers les entreprises américaines en pleine croissance enregistrées au Canada.

Nous concentrerons les investissements sur certains secteurs qui présentent de réelles opportunités tout en évitant ceux qui, de notre point de vue, ne sont pas ou restent très peu rentables. Nous pensons que le choix de l’allocation sectorielle est la seule option importante qui produise des résultats satisfaisants.

Nous pensons que le marché américain du logement se portera encore mieux, et qu’on enregistrera plus de 1.1 million de logements annuels. Nous apprécions les entreprises forestières, et notamment West Fraser, Canfor, et Interfor Corporation notre coup de cœur, car elles sont rentables et ont un ratio EV/EBITDA ou un cours-flux de trésorerie de 6 à 7 fois. Ces entreprises faisaient partie de notre choix pour les matières premières en 2013 et 2014 et elles ont été très rentables. Nous pensons que ce sera encore le cas. Le secteur dans son ensemble ne représente qu’un pourcentage très faible de l’univers des indices boursiers ce qui signifie que les fonds de pension et les fonds commun de placement continueront de n’en posséder que de faibles parts. Et plus ces entreprises prospéreront, plus les grands investisseurs se verront forcés d’en acquérir des parts, ce qui augmentera leur valeur.

Nous suggérons aux investisseurs de continuer de saisir les opportunités du marché immobilier américain, et d’éviter les Fonds de Placements Immobiliers canadiens qui ne sont plus très rentables. Dans le même ordre d’idées, les acteurs financiers américains sont plus attractifs que les banques canadiennes, car ils se relèvent mieux de la crise financière de 2008-2009 et sont plus rentables et plus avantageux. Les acteurs financiers canadiens les plus intéressants seront les acteurs non-bancaires et les niches spéciales très avantageuses (EasyHome, EH.to ou Element Financial EFN.to).

Pour la première fois depuis des années, nous éviterons les entreprises spécialisées dans le gaz naturel et le pétrole. Le problème est plutôt simple : les prix de l’énergie ne dépendent pas que du comportement du marché, mais sont aussi fixés par les conditions géopolitiques. Le prix du pétrole WTI et du Brent pourraient rebondir pour atteindre 80 USD, ou chuter pour se retrouver entre 35 et 40 USD. Qui peut le prédire ? Nous investirons là-dessus lorsque les prix seront stables et permettront d’anticiper sur les nouvelles chutes de prix qui seront à l’avantage de gouvernements occidentaux ; baisses qui seront un casse-tête pour les investisseurs, mais représenteront une formidable opportunité plus tard, peut-être dans le courant du troisième trimestre de l’année 2015.

Depuis plusieurs années, nous restons neutres par rapport aux investissements sur l’or et sur les stocks d’or. Ce secteur était tout simplement trop volatile et imprévisible jusqu’ici. Mais du fait de la volatilité actuelle du marché de changes, cette année peut être la bonne pour investir sur les lingots d’or et sur quelques entreprises investissant dans ce secteur. Nous augmenterons notre exposition à une pondération de 10% au moins et recommanderons les sociétés de capitalisation moyenne, plutôt que les sociétés à grande capitalisation. Ces entreprises ont un ratio cours-flux de trésorerie faible, moins de dettes, une meilleure politique managériale, et sont plus que d’autres susceptibles d’être la cible d’un acquéreur ( KDX.to, RIO.to, LSG.to ont notre préférence).

Les meilleures opportunités pour les rendements hors normes passeraient par les investissements sur les actions canadiennes liées à l’économie américaine. Nos investissements privilégiés cibleront les acteurs du marché des pièces automobiles à l’instar de Magna International et Martinrea International ; ainsi que les leaders de ce marché tels que Amayga Gaming, Gildan Activeware et Couche-Tarde ; ainsi que des entreprises à petite capitalisation comme Guestlogix. Ce thème ne disparaîtra pas au cours des années à venir, et est devenu une philosophie de base du Fonds.

Un autre thème récent qui a bien marché et qui continuera de produire des résultats est l’intérêt pour les stratégies qui mettent en place des stratégies de roll up pour développer leurs activités. Certaines des meilleures entreprises canadiennes actuelles ont été acquises par le biais de stratégies de roll up. Citons Patient Home Monitoring (PHM), Element Financial (EFB) et Concordia Healthcare (CXR).

Tout comme en 2014, nous espérons que le marché de changes fournira d’excellentes opportunités. Nous prévoyons de réaliser des trades rentables à court terme sur l’Euro, le Dollar canadien et le Yen japonais en faveur du dollar.

Philosophie managériale :

  1. Nous nous dévouons à la première règle de l’investissement : préserver le capital.
  2. Nous estimons que les investissements basés sur l’analyse des flux de trésorerie sont le meilleur moyen de protéger véritablement votre portefeuille.

Nous restons à l’écart des valeurs chéries ou spéculatives, des entreprises aux flux de trésorerie négatifs et à la croissance exponentielle, tout en recherchant des actifs dont la valeur peut doubler ou tripler avec le temps.

  1. Nous ne ferons pas usage d’un effet de levier excessif. En vérité, le Fonds n’est pas autorisé à utiliser un effet de levier supérieur à 30 % du capital investi. Cette restriction inclut aussi l’usage d’un effet de levier sous la forme de contrats d’options et de contrats à terme.
  2. Nous préférons acheter à la hausse plutôt qu’à la baisse. Plus que n’importe quelle autre stratégie d’investissement, celle-ci protège le Fonds et assure de bonnes performances. Cette stratégie réduit les marges d’erreurs et augmente les chances de réussite.
  3. Nous pensons que les marchés boursiers canadiens sont performant. Ces marchés volatiles continuent d’offrir d’extraordinaires opportunités, avec une dizaine d’entreprises qui se négocient à des valeurs très raisonnables, tandis que d’autres entreprises hautement spéculatives, sous-financées ou très endettées se négocient étonnamment à des valeurs très élevées. Nous avons relevé relativement peu de courtiers canadiens parmi les nombreux noms sur le marché boursier, ce qui entraîne une volatilité considérable et des volumes réduits. Nous assistons en permanence à la baisse de la valeur de 10% en un jour de sociétés possédant entre 300 et 500 millions, et parfois jusqu’à plusieurs milliards de dollars de capitaux  et ce à cause de petites transactions qui n’atteignent même pas un million de dollars. Ce type de volatilité à très court terme induit de réelles opportunités de trading pour des investisseurs de notre trempe.
  4. La tendance populaire actuelle de l’indice d’investissement (ETF et fonds indiciels, etc.) nous semble être une tendance inopportune et pratiquement vouée à l’échec. Si nous avions jamais connu un marché boursier sur lequel les stratégies de rotation sectorielle ainsi qu’une expertise de stock picking est efficace, c’est bien celui-ci. Les bons managers devraient surperformer les indices les plus larges au cours des années à venir. L’indice d’investissement devrait aussi servir en tant qu’outil pour les stratégies « courtes » plutôt qu’autre chose.
  5. Enfin, l’investissement exige actuellement de posséder une perspective globale et une expérience que la majorité des investisseurs professionnels canadiens ne possèdent tout simplement pas. Ceci est un problème pour de nombreuses entreprises canadiennes, qui sont réellement évaluées sur la base de critères internationaux et non locaux, ce qui nous permet d’arbitrer continuellement les possibilités d’investissement à l’international.
  6. L’investissement exclusivement orienté sur le long-terme est simplement moins efficace que les stratégies d’investissement longues-courtes sur le portefeuille. Ceci est particulièrement vrai tant sur un marché volatile, que dans un environnement de faibles taux d’intérêt. À partir de maintenant et au cours des années à venir, les investisseurs Nord-américains vont probablement continuer d’expérimenter les deux marchés. Notre philosophie préférentielle est d’embrasser et d’accepter la notion de volatilité.

Pour plus d’informations au sujet du Global Growth Fund, nous vous invitons à nous contacter aujourd’hui par courriel à l’adresse info@btglobal.com ou par téléphone au +1 (514) 907-8070.